vendredi 15 février 2008
15/02/2008
11:47
Par Alain Piriou
Pacs
Plus de 100 000 pacs signés en 2007
C'est devenu le marronnier de la mi-février (cf. le Parisien de ce jour) : le nombre de pacs signés a encore progressé en 2007, et même de façon spectaculaire. Le cap des 100 000 pacs signés par an a été franchi en 2007 (102 012 exactement). Dans le même temps, 266 500 mariages ont été célébrés selon l'INSEE. Les ordres de grandeur montrent qu'aujourd'hui le pacs est devenu une alternative sérieuse au mariage : plus d'un pacs est signé pour trois mariages célébrés.
Le détail de ces chiffres vaut aussi le détour. C'est à une croissance linéaire qu'on assiste depuis 2004, sans accident. Et il faut noter que le nombre de pacs dissous observe lui aussi une croissance linéaire, mais avec une pente beaucoup moins forte. Ce qui signifie que la forte croissance du nombre de pacs signés ne s'accompagne que d'une croissance modérée du nombre de dissolutions.
MAJ : l'AFP raconte n'importe quoi d'ailleurs : « Le Pacs peut se rompre par simple déclaration au greffe d'un tribunal d'instance et "dès 2001, le nombre de dissolutions a augmenté beaucoup plus vite que celui des déclarations", révélait le numéro d'octobre du bulletin d'informations statistiques du ministère. ». Ce que ne dit absolument pas le bulletin Infostat cité]
Autre observation : parmi les dissolutions, les ruptures unilatérales restent une minorité (5,1% en 2008). En soi, rompre unilatéralement un pacs ne doit pas recevoir un jugement négatif de notre part : c'est une option offerte par la loi, il est donc normale qu'elle soit utilisée. Mais on se souvient que ce mode de rupture faisait horreur aux adversaires du pacs, qui prédisait le retour de la répudiation. On sourit aujourd'hui.
Reste que tout le monde ne semble pas avoir pris la mesure de cette banalisation du pacs. A l'occasion du recensement dans mon immeuble cette semaine, j'ai eu la surprise de ne pas trouver de case "pacs" dans la rubrique consacrée à la situation familiale. Pour l'INSEE, j'ai le droit d'être marié, concubin, célibataire, veuf ou divorcé, mais pas pacsé. Quel archaïsme !
(Merci à Laurent pour les graphes)


